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Du 20 au 26 octobre, en direct des Etats-Unis, une chronique de l’élection présidentielle vue au travers des médias…

Cette semaine, les news TV et papiers se sont vus voler la vedette et l’exclusivité de l’élection présidentielle. Les publicités politiques, les partisans et les retailers prennent la parole et ont décidé d’occuper l’espace publique pour mieux convaincre, faire changer d’avis et prouver qu’ils ont raison.
Et les médias se sont un peu désintéressés d’un débat qui piétine, s’intéressant plutôt au « scandale » des machines à voter qui sont pour certaines facilement piratables, pour d’autres peu fiables. Ils essaient également de comprendre l’impact de la crise économique et du spectre de la récession sur la campagne, mettant en avant l’idée que la majorité des américains sont convaincus que l’un comme l’autre des candidats ne sont pas capables de mettre un terme à cette situation.

Les publicités politiques
Elles sont dominées par une majorité de spots d’attaques. Les spots sont de plus en plus longs, et ils servent majoritairement à discréditer les propos du candidat opposé en montrant que ses arguments sont opposables. Ils ne construisent pas d’image et visent plutôt l’efficacité, d’où une réalisation peu créative et une tendance à l’utilisation de la voix off en télévision.
Ces campagnes viennent relayer les discours des candidats qui continuent leur « route des meetings » et passent autant -voir plus- de temps à critiquer leur adversaire. Ainsi, le débat sur « Joe le plombier » qui avait émaillé la joute télévisée de la semaine dernière revient comme un leitmotiv et a perdu de sa puissance à force d’être rebattu.

Les partisans
Si les discours des leaders s’essouflent, les partisans eux ont gardé de la réserve pour cette dernière ligne droite. Dans les meetings d’abord, le ton se fait de plus en plus houleux et les critiques ne se font plus à couvert à l’égard de l’autre camp, on peut désormais parler de guerre présidentielle.
Dans la vraie vie, les affiches ne se cantonnent plus aux yards, et certains n’hésitent pas à organiser des campagnes de sensibilisation devant le supermarché, avec des pancartes par exemple. Les t-shirts de campagne sont monnaie courante et chacun porte fièrement ses couleurs en espérant faire changer d’avis son voisin.

Les retailers
Les marques se sont également emparées de la campagne. Beaucoup de vitrines de chaînes ou de magasins indépendants arborent fièrement le drapeau américain avec un seul mot d’ordre « VOTE ». Pas de parti-pris mais plutôt un geste citoyen qui devrait faire monter le taux de participation à cette élection. L’exemple de GAP est intéressant puisque la marque a demandé à des artistes de réaliser des badges autour de ce thème et organise en même temps l’élection du plus beau T-Shirt à message Gap. Les badges ‘vote twice’ par exemple encourage cet élan patriotique et démocratique. D’un autre ordre, les yaourts bios Stoneyfield invitent leurs consommateurs à voter pour leur nouveau parfum, une élection « qui ne peut faire que des heureux » prétendent-ils !
Enfin, certains tentent de récupérer la campagne et son match houleux pour représenter d’autres matchs de titans. On connaît le duel Cola/Pepsi qui est un cas d’école, mais le nouveau spot de Dunkin’ Donut s’attaque au marché du café et dans son spot publicitaire, s’affiche gagnant dans un test qui l’opposerait à Starbuck’s. Les américains prennent goût à ces matchs de catch et transforment cette élection en une arène où tout et n’importe quoi semble s’affronter. Il ne s’agit plus de politique mais de valeurs, d’imaginaires et de convictions…



  1. C‘est trop calme ... Je préfère quand c'est un tout petit peu moins calme.