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Si comme moi vous avez parcouru les pages de Libération en ce début de moi d’octobre, vous avez peut-être remarqué la campagne publicitaire de Naturalia, une première pour cette enseigne de produits biologiques. Signée « Ne soyons pas bio à moitié », la campagne se décline en différentes annonces presse visant à vanter les mérites du bio et à contredire nos idée reçues en la matière (trop cher, peu attrayant, moins de choix…).

Jusque là rien d’étonnant si ce n’est cette annonce qui m’a quelque peu troublée. Elle est titrée : « Cette tartine est si riche qu’elle devrait être dans le Figaro ». Je commence par sourire, appréciant l’humour, mais mon sourire fait très vite place à l’incompréhension. Où est le lien entre presse et alimentation biologique ? Clin d’oeil manifeste aux lecteurs de Libé, cette accroche dénigre ouvertement leurs opposants traditionnels que sont les lecteurs du Figaro. Or il me semble un peu gênant d’ironiser contre une population réputée aisée, laquelle constitue pourtant, n’en déplaise à Naturalia, la clientèle privilégiée des magasins d’alimentation biologique.

A moins que le message ne vise justement à prouver que le bio est accessible à tous, quel que soit le niveau de revenu. La démarche n’en est pas moins douteuse. Maladresse de l’annonceur ou complète méprise de ma part ? Quoi qu’il en soit cette annonce pose question…



  1. C‘est trop calme ... Je préfère quand c'est un tout petit peu moins calme.