Le Celsa Voile en finale !


02, jeune entreprise de service à la personne a lancé un défi à toutes les écoles participant à la course croisière edhec: proposer un plan de communication solide et original pour assurer toute la promotion de leur marque lors de la CCE.  Les écoles avaient carte blanche pour construire ce partenariat dans la limite du budget imposé avec pour but de faire connaitre la marque O2 au public sportif de l’événement.

Un sponsoring original qui va plus loin que le traditionnel marquage de la voile et demande un véritable investissement puisqu’une fois le concours remporté il est demandé à l’équipe de mettre en place la campagne pendant la course qui se déroule cette année à Brest.  Le Celsa’Voile a planché sur le concours pendant plusieurs mois afin de monter un dossier à la hauteur de la réputation du Celsa. Au programme Oxyman le superhéros mascotte du projet et une recommandation tournée autour de la bulle d’oxygène : O2 la bouffée d’oxygène pour ne pas vous laisser submerger pendant la CCE !

Finalement, le résultat est tombé hier, le Celsa’Voile est en finale ! La dernière épreuve qui consistait en une série de questions complémentaires sur le projet est maintenant terminée. Toute l’équipe n’attend plus que les résultats du concours. A la clé un budget de 10000€ pour l’aventure CCE !

EDIT : après délibérations, l’équipe du Celsa’Voile a finalement remporté le budget, et se voit donc sponsorisée par 02 ! Bravo à eux !



Comment choisir son stage?


Et si le Design était un critère de choix? Et si le Design était un critère de choix dans votre recherche de stage? Et si l’épanouissement personnel passait avant tout par l’environnement de travail? Bon j’arrête avec les “et si” (Nicolas Bordas sors de ce corps!) et je vous propose du concret, du réel! Voici une sélection d’agences, parmi les plus accueillantes “Designement” parlant. Alors si vous n’avez pas encore choisi votre futur stage ou si vous hésitez, ces agences vous déciderons rapidement! A l’heure où le bien être des employés passe avant toute chose, le Design est donc un remède à l’absentéisme et au mal-être. Mieux encore, le Design permet la création d’un flagship, c’est-à-dire d’une vitrine qui marque la prospérité de l’agence attirant inévitablement l’Ours (l’annonceur) vers la Ruche.

Pour en voir plus, c’est par !



Culture numérique et culture lettrée


Si la présentation (très attendue) mercredi dernier de l’iPad,  dernier jouet de Steve Jobs , n’a pas déclenché en moi un besoin irrépressible et compulsif d’achat, les questions soulevées par l’ensemble des bloggeurs / twittos /gens autour de moi, concernant la dématérialisation de la lecture et les possibilités d’utiliser l’iPad comme un e-book m’ont en revanche beaucoup plus intéressée. ( Me rappelant également ma promesse de rédiger un compte rendu de la conférence donnée par le professeur Doueihi sur la sociabilité numérique, pour ceux qui n’avaient pas pu venir. )

Après avoir transformé intégralement notre rapport à la musique, il semblerait que le numérique investisse de plus en plus le territoire du support papier, de la presse bien sûr et de plus en plus, du livre. Wi-fi ,  Bluetooth, confort de lecture, autonomie, couleur, son vidéo, les lecteurs gagnent sans cesse en innovation, leur format se rapprochant de plus en plus des smartphones , ou de la tablette pour l’iPad. La commercialisation et le développement  des e-books représentent une véritable révolution, au même titre que le fut l’invention de l’imprimerie au XVème siècle. À l’heure du numérique on peut toutefois s’interroger sur l’avenir du livre : quel futur pour les maisons d’édition, les bibliothèques et  les libraires ? Comment notre rapport au livre va-t’il être transformé ? Milad Doueihi, historien du religieux dans l’Occident moderne, écrivain (et accessoirement conférencier au Celsa !) s’est penché sur ce qu’il appelle «  la grande conversion numérique » et livre son point de vue dans l’ouvrage éponyme. Selon Douehi, la révolution numérique serait d’abord un processus civilisateur, caractérisé par l’émergence d’une nouvelle culture ; (la culture numérique) secouée par l’apparition de fractures et de conflits.

Les fractures numériques concernent d’abord  la compétence numérique : Les nouveaux modes de lecture à l’écran, aidés d’outils d’agrégation d’information comme les flux RSS, n’ont pas encore été compris et adoptés par tous, il faut un minimum de culture pratique pour pouvoir utiliser ces outils. Le phénomène est d’ailleurs bien analysé dans  L’âge de l’accès de Jeremy Rifkin : la culture numérique  favorise les jeunes qui sont à l’aise dans le monde du cyberespace et du commerce électronique.  La fracture numérique  représente un fossé séparant la génération des « digital natives » de leurs aînés, auquel s’en ajoute un autre, économique et social, celui qui sépare les connectés des non-connectés.

La seconde fracture  oppose les tenants et les opposants des DRM (Digital Rights Management) , terme anglais pour Gestion des droits numériques, la protection technique des droits d’auteur  et de reproduction dans le domaine numérique : ces mesures technologiques provoquent le débat, car elles restreignent la lecture des œuvres au seul équipement certifié par le diffuseur. Ces mesures se révèlent d’ailleurs à plus ou moins long terme insuffisantes : ainsi en décembre 2009 un pirate Israélien serait arrivé à briser le système de protection mis en place par Amazon sur le Kindle de sorte que les livres numériques soient désormais lisibles sur n’importe quel autre appareil.

Enfin, la dématérialisation des œuvres pose le problème de la mutation des métiers du livre, mais également de la mutation de la lecture. Voici comment Douehi interprète le possible les nouveaux rapports à la lecture « Puisque la lecture change, les professions qui lui sont liées changent aussi, l’écriture, la presse et l’édition, le commerce du livre. Si nous vivons actuellement une période de transition qui crée à ces métiers des difficultés sérieuses, il n’est pas évident, du moins pour l’avenir prévisible, que le livre traditionnel soit réellement en danger. Lire en ligne n’est pas la même chose que lire un livre : les deux opérations sont réellement différentes. La lecture en ligne permet d’accéder rapidement à des passages choisis; elle est souvent discontinue, fragmentaire et liée à la nécessité de citer, elle est principalement décontextualisée et comparative. La plupart des lecteurs en ligne préfèrent posséder à la fois les versions imprimées et numériques de leurs livres. »

Cependant les éditeurs n’ont pas attendu la création des e-books pour verser dans la dématérialisation : depuis des années, le secteur de l’édition travaille en numérique, qu’il s’agisse des auteurs, des dessinateurs, des maquettistes, ou des imprimeurs. L’évolution du support papier au support numérique semble donc tout à fait logique, prévisible.

Quant aux projets de création d’une bibliothèque virtuelle, mondiale et ouverte à tous, ( projet mis en place notamment par l’omniprésent Google qui a numérisé les livres de vingt-huit bibliothèques, parmi lesquelles celles de Harvard, Stanford et Oxford. ) l’idée en elle-même est quasiment aussi vieille que les premiers papyrus :  rappelons qu’en -200 av JC des “chasseurs de livres” sillonnaient le royaume d’Alexandrie en quête de tous les manuscrits qu’ils pouvaient trouver, dans le but de créer une bibliothèque de tous les savoirs, répertoriant tous les livres existants !


Toutefois, pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus par les ebooks, et qui préfèrent encore sentir le papier sous les doigts, une alternative pourrait se profiler à l’horizon : le Li Bel ( voir image ci-dessus)  «  le marque-page intelligent », présenté par sa créatrice comme l’objet qui « fait le lien entre le livre imprimé et l’univers numérique ». Le Li Bel, petite tablette dotée d’un écran tactile, conçue en papier électronique,  vient s’associer au livre pendant la lecture  et fournit des informations  complémentaires au récit tel que des images, des sons, des vidéos et des textes de référence.  Un concept assez flou pour l’instant puisque l’objet n’est qu’au stade du prototype, mais qui pourrait être développé dans les années à venir ( on l’espère !).



Les voeux des politiques


Pour bien commencer l’année, nous avons décidé de nous intéresser aux vœux des politiques, passage obligé en ce début d’année, pour tous ceux qui composent le paysage politique français. On commence avec le Président qui a présenté ses vœux aux français à la télévision, dans une mise en scène toujours aussi officielle, ornée de bleu blanc rouge, avec un Nicolas Sarkozy très sérieux.Des vœux télévisés appuyés par  un site en flash créé exprès pour l’occasion, sur lequel la Présidence de la République française vous souhaite une bonne année, lettres argentées et flocons en prime. Les images animées nous dévoilent le château de l’Elysée, où l’on découvre les préparatifs du repas de Noël. Un style très classique voire royal, qui n’a rien à envier aux soirées de l’ambassadeur de Ferrero Rocher.

Martine Aubry reste dans la sobriété, même si elle se maquille de plus en plus, en tenant un discours sur la solidarité, fidèle aux valeurs socialistes. Elle annonce aussi quelque chose aux militants du PS : « vous pouvez compter sur moi »…

http://www.dailymotion.com/videoxboqo8

Petite déception du côté de Ségolène Royal puisque l’ancienne candidate à la présidentielle s’est contentée d’une carte de vœux mauve aussi kitsch que son site désir d’avenir sur laquelle elle apparaît souriante entourée du mot fraternité traduit en plusieurs langues. Elle ne change donc rien pour cette nouvelle année, et suit la même ligne de conduite depuis son discours « Fraternité » au Zenith de Paris en 2008.

Passons maintenant à François Bayrou, qui présente ses vœux dans une vidéo de 2 minutes postée sur le site du Modem. Le leader centriste nous souhaite ses meilleurs vœux devant une bibliothèque bien garnie avec quelques livres mis en évidence comme La Gloire de Mon Père de Marcel Pagnol, histoire de rappeler que l’on écoute un ancien professeur de lettres bien français. Dans son discours, François Bayrou s’adresse aux jeunes, même à « ceux qui ne sont pas encore nés », comme l’a fait remarquer Yann Barthes dans son Petit Journal sur Canal+. Il anticipe donc peut-être un peu trop mais qu’importe, les jeunes lui, ça le connaît, et on se souvient que la gifle donnée à un jeune garçon des cités en 2007 l’avait fait grimper de 5 point dans les sondages, peu avant la présidentielle : « tu ne me fais pas les poches », attention ça va très vite. Et puis Bayrou pense à l’avenir et rappelle que « l’ennemi, c’est la résignation », petit clin d’œil à son parcours politique et sa volonté de croire en 2012 malgré les difficultés du Modem lors des dernières élections.

http://www.dailymotion.com/videoxboyxy

Concernant le Front National, Jean-Marie et Marine Le Pen ont tous deux souhaité leurs vœux aux Français, dans deux vidéos distinctes, disponibles sur le site du front national, preuve que chacun se veut leader du parti. Je vous fais grâce de l’analyse du discours contenant des phrases comme «alors qu’il y a de plus en plus de travailleurs pauvres, nombreux sont ceux qui presque toujours venus d’ailleurs vivent sans travailler».

Enfin, Dominique De Villepin vous souhaite la bonne année dans une vidéo de 6 minutes disponible sur Dailymotion. Une vidéo à l’ambiance tamisée - ou plutôt au mauvais éclairage sûrement faute de moyens – où l’on retrouve le plus fervent ennemi du Président assis sur un canapé, une fleur faisant office de décoration. L’ancien premier ministre revient sur une année qui a été « pour beaucoup une année difficile » avec la légère impression qu’il fait allusion à sa propre expérience de 2009. Il met en avant l’idée « d’un nouveau départ » et suggère de « tirer des leçons du passé ». Ce sera donc l’occasion pour lui comme pour nous «d’aller de l’avant » : Oublier l’affaire Clearstream et en finir avec l’anti-sarkozysme primaire pour devenir une force de propositions, une alternative de droite. Tout cela après avoir annoncé que « la présidentielle le tente » et s’en être expliqué.

http://www.dailymotion.com/videoxborbb

Les politiques soignent donc leur image en ce début d’année, par une communication maitrisée, à défaut de présenter des idées. Une communication qui masque comme souvent un manque de fond dans les discours, et qui cache parfois même un manque d’action. Historiquement, l’action a toujours précédée la communication : on agit et on tient un discours ensuite. Puis on a commencé à communiquer avant d’agir, la communication tendant à remplacer l’action. Plusieurs promesses non tenues de Nicolas Sarkozy ont d’ailleurs provoquées les foudres d’ouvriers d’Arcelor ou de marins pêcheurs. La crise aurait néanmoins changé la donne, obligeant les politiques à agir, la communication ne suffisant plus :  Via ces cartes et vidéos de bonne année les politiques essaient  de restituer une certaine confiance entre les français et eux mais en définitive ces vœux ne sont qu’une sorte de rituel de début d’année, prouvant la pérennité de leur parti ou du moins leur présence sur la scène politique.

En réalité peu de français s’y intéressent, pour preuve le faible nombre de visionnage des vidéos postées sur Internet. Les vœux des politiques ne font d’ailleurs pas oublier l’échec des négociations de Copenhague, la crise économique ou la guerre en Afghanistan dans laquelle la France est engagée. Quoi qu’il en soit, il n’y pas que les politiques qui vous souhaitent leurs meilleurs vœux puisque toute l’équipe d’Infrason se joint à moi pour vous souhaiter une bonne année 2010 !



Que la force soit avec toi…


Plus de trente ans aprés la sortie du premier Star Wars, la saga de George Lucas a encore une fois prouvé son statut de film culte au cours des deux derniers mois :

Pour preuve, la collection Adidas intitulée adidas Originals Star Wars disponible depuis jeudi dernier, reprenant les graphismes et l’imaginaire associés à Dark Vador aux Stormtroopers ou à la Princesse Leia.

La Guerre des Etoiles inspire aussi depuis 2005 un artiste Français, Cedric Delsaux, qui recrée les scènes, les personnages et les vaisseaux dans un envirronement Terrien. L’artiste mélange fiction et réalité, présent et futur, dans des villes aussi différentes que Lille, Paris et depuis décembre Dubaï et New York. Plus qu’un simple jeu de photomontage, le travail du photographe nous entraine dans un univers étrange, peuplé de créatures et de paysages familiers, transcendant véritablement des lieux que l’on pourrait parfois qualifier d’ingrats voire de franchement moches. A l’inverse certains batiments magnifiés sans doute par le pouvoir de La Force deviennent irréels, fantomatiques.

Concernant son travail réalisé en banlieue Parisienne, l’artiste révèle que  ” l’objectif initial était de photographier la banlieue ( ces lieux ) souvent ternes qui me touchent dans leur banalité voire dans leur laideur. Grâce aux personnages de Star Wars la banlieue est devenue le décor grandiose et affligeant d’une histoire dont elle occupe enfin le centre.”

Comment de simples personnages issus d’une mythologie Hollywoodienne imaginée de toute pièce parviennent-ils à modifier notre perception des choses ?

« Beaucoup encore il te reste à comprendre. » répondrait Maître Yoda…